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15 SEPTEMBRE 

2005    

7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 22:59



Depuis son arrivée à l’Olympique de Marseille fin septembre 2007, Eric Gerets a su redonner confiance à ses joueurs. À voir ce changement radical des comportements et la complicité qui lie l’effectif à son coach, le magazine Foot Citoyen a voulu en savoir plus sur sa méthode. L’entraîneur belge ne parle ici ni de technique, ni de tactique, mais d’affection, de respect, d’honnêteté, de travail, de solidarité... les clefs de la transmission !

Avez-vous une relation différente avec le capitaine de votre équipe ?
Je parle avec lui d’organisation, de discipline, d’un problème particulier qu’il aurait noté, de la fatigue des joueurs...Parce que, si vous demandez à un joueur après un entraînement s’il est fatigué, il vous dira toujours non, alors que le capitaine te dira la vérité. Mais je n’ai pas un seul capitaine, j’en ai quatre... Des gens qui ont un leadership naturel.

Comment s’effectue votre choix ?
Ça vient automatiquement. Il ne faut pas dire : « Toi, tu es mon leader. ». Avec l’expérience, un entraîneur voit très vite et très bien quels sont les joueurs qui ont plus d’influence sur les autres.

Quel discours avez-vous sur les décisions arbitrales ?
Même si je ne suis pas d’accord avec une décision d’arbitre, j’ai eu une éducation et je lui dois le respect. Il faut savoir rester sportif et correct avec tout le monde. Et puis, sur le banc, on ne voit pas toutes les phases. Des décisions ont été prises, même si elles sont parfois malheureuses. On ne peut pas dire que les arbitres sont mauvais partout. Moi, ce n’est pas mon sentiment. De tous les acteurs, ils ont probablement la tâche la plus difficile. Alors, après une défaite, où tu as mal joué, l’excuse de l’arbitre est trop facile. Je ne l’accepte pas.

Qu’aimeriez-vous que vos joueurs retiennent de vous ?
Que je les ai respectés, tout en ayant tiré, à chaque minute de mon travail, le meilleur rendement d’eux. Si je parviens à leur mettre ça dans la tête et qu’ils ne l’oublient jamais, ça serait pas mal.


Cette interview est issue du magazine « Foot Citoyen » (disponible sur abonnement) consacré aux clés de la « transmission » du message par l’éducateur au joueur. Un dossier spécial riche en témoignages qui révèlent qu’un joueur n’oublie pas son coach quand son attitude a été un mélange d’honnêteté et de travail, de sérieux et de tendresse, de bienveillance et de rigueur. Quand il a prouvé qu’il était là pour ses joueurs avant tout.
Pour en savoir plus : cliquez ici

Le respect, c’est la base d’une relation entre un entraîneur et ses joueurs ?
Dans la vie sportive, comme dans la vie de tous les jours, si tu manques de respect aux autres, tu ne peux pas avoir de respect pour toi-même.

Comment réagissez-vous face à un manque de respect ?
J’essaie de rester tranquille. Ça m’est arrivé une fois avec Karim (Ziani, à la mi-temps de Carquefou-OM). En principe, je me fous de ce qu’on écrit dans les journaux, parce que je n’ai pas besoin qu’on dise du bien ou du mal de moi pour savoir la personne que je suis. Je suis quelqu’un qui est contre la violence, absolument contre ! Alors, quand j’ai lu les « couillonnades » qui ont été écrites dans certains journaux, ça m’a fait beaucoup de mal. Non seulement en France, mais aussi dans mon pays ou aux Pays-Bas, où j’ai travaillé et où je travaillerai peut-être dans le futur. Vraiment, ça m’a fait beaucoup de peine sur le plan humain... Alors que je n’ai pas touché le joueur et qu’il ne m’a pas touché, écrire des choses pareilles, c’est vraiment me manquer de respect. Et ça, c’est plus grave que quelqu’un qui entrerait dans mon vestiaire et qui gueulerait sur moi. Ça, c’est quelqu’un qui perd la tête à un moment, mais dix minutes après, c’est oublié. Je dis d’ailleurs toujours aux joueurs : « Vous pouvez venir quand vous voulez, si vous êtes fâchés et gueuler... ». Seulement, je veux que cette engueulade porte ses fruits.

Ils viennent souvent vous voir ?
Oui, si quelqu’un a un problème, il entre. Mais, heureusement qu’il n’y a pas trop de soucis... Depuis que je suis arrivé ça va plutôt bien.

On a l’impression que vous devez parfois jouer le rôle d’un psychologue. Certains clubs utilisent d’ailleurs un spécialiste pour cet aspect. Qu’en pensez-vous ?
Je ne sais pas si quelqu’un de l’extérieur aurait la même influence que moi sur un joueur puisqu’il s’agit, là, de gagner sa confiance. Je trouve justement que c’est mon point fort et c’est, en partie sur ça, que j’ai bâti ma carrière. Maintenant, si je m’aperçois que je ne parviens pas à trouver le « pourquoi » qui fait qu’un joueur est dans le trou, je ne veux refuser l’aide de personne. Je ne suis pas là pour dire que je suis le « king ». Par exemple, pour la préparation de la saison prochaine, j’aimerais que mes joueurs soient en plein boum dès les premiers matchs, et je sais que je n’ai pas fait les études pour ça. Alors, on va chercher des gens de l’extérieur qui ont le bagage pour répondre à cette demande. Si un psychologue peut me dire que ce joueur a ce problème et qu’il peut le résoudre, il n’y a aucun problème. Mais je l’ai déjà vécu, et cette expérience a fait plus de mal que de bien. À partir du moment où c’est collectif, ce n’est pas bon. Maintenant, si c’est individuel, ça peut être extrêmement intéressant.

Vous est-il arrivé justement de vous retrouver en situation d’échec face à un joueur ?
Il y a des situations où, en effet, c’est plus difficile. J’ai 26 joueurs et je n’en prends que 15. C’est le dilemme d’un entraîneur. J’ai par exemple « sorti » Valbuena, mais ce n’est pas grâce à moi, mais bien grâce à lui. Je l’ai juste mis en confiance. Après, c’est lui qui a livré ses prestations.

Mais dans le cas où quelqu’un est fermé face à vous ?
Quelqu’un qui est fermé, il a une raison d’être comme ça. Il ne faut pas changer sa façon d’être. S’il se sent mieux comme ça, il ne faut pas chercher à le changer. Benoît Cheyrou est quelqu’un de plutôt introverti, mais il se sent extrêmement bien dans sa peau comme ça et ses prestations le prouvent.

Votre manière de dialoguer avec les remplaçants et les titulaires est-elle identique ?
Je regarde justement avec plus d’attention les performances de ceux qui sont sur le banc. Je suis certainement l’entraîneur qui a utilisé le plus de joueurs. Quelque chose ne va pas dans un match, je vais lancer, avec toute ma confiance, un remplaçant parce que je sais bien qu’il ne va pas me décevoir.

Un remplaçant a votre confiance autant qu’un titulaire...
S’ils savent une chose, c’est ça. Ils savent que je me fous des noms, mais qu’ils joueront grâce à leur mérite.

Si vous deviez résumer ce qu’est la transmission entre un entraîneur et ses joueurs...
Je dirais que l’honnêteté est la base de tout. Quel que soit le discours, gentil ou méchant... si vous êtes honnête, vous trouverez toujours une solution.

Après votre expérience professionnelle, vous verriez vous replonger dans le monde amateur ?
A cet instant, je vous dirais non. Je vais sûrement quitter ce métier dans quatre ans maximum mais, peut-être, qu’à un moment donné, le football va me manquer et que j’irai entraîner des petits.

Propos recueillis par Jérôme Perrin

Source : Foot Citoyen N°19
Article extrait du site officiel :
www.om.net

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Published by DEVILSOM - dans OM A LIRE
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